Migos – « C U L T U R E » et dépendance – T-Shirt

A quelques jours de la sortie de C U L T U R E, retour sur les trois premiers extraits clippés.

Quality Control Music

Après avoir lâché « Call Casting » et « Bad and Boujee », extraits de leur deuxième album studio,  C U L T U R E, qui sortira le 27 Janvier prochain, Migos vient de soulager encore un peu plus notre impatience en dévoilant dans la dernière ligne droite le titre « T-Shirt ».

La bombe « Bad and Boujee » feat. Lil Uzi Vert avait déjà fait grand bruit en s’offrant la seconde place du prestigieux Billboard Hot 100 et en cumulant la bagatelle de 125 millions de vues sur youtube à peine trois mois après sa sortie.

Alors que les échos de la déflagration continuent de truster ces dernières semaines le top des charts outre-Atlantique, les Migos font ici redescendre la température en-dessous de zéro et nous emmènent en virée à bord de leur trépidant traîneau trap.

Point de visions chaotiques évoquant les confins d’ATL, ni la rue, ni le strip club. Alors qu’ils sont aujourd’hui à leur pic de popularité, on retrouve Takeoff, Quavo et Offset en pleine forêt enneigée, vêtus de peaux d’ours comme des Esquimaux, au sommet d’une montagne qu’ils achèvent tout juste de gravir lorsque le clip commence et qui semble bien être celle du rap game. Comme un mauvais présage duquel on ne réchappe pas ou une addiction qui vous poursuit toute la vie, le manteau blanc s’étend à perte de vue partout autour d’eux, embrassant tout l’horizon. Dans une allégorie résumant la carrière du trio, la neige est à la fois au commencement, le chemin et la destination. Au commencement, du fait d’une longue expérience commune dans les trap houses de Nawf Atlanta, comme le rappelle Offset sur le hook de « Bad and Boujee » ( « We came from nothin’ to somethin’ nigga »). Le chemin, parce que les souvenirs de cette jeunesse passée à servir le iencli et à éviter les balles innervent toute leur musique, et parce que leur manière si particulière de les raconter les a propulsé tout en haut de la chaîne alimentaire ( « Young nigga poppin’, with a pocket full of cottage (ay) / Woah, kemosabe, chopper aimin’ at your noggin (ay) » sur « T-shirt » ; « I don’t trust nobody grip the trigger… / We got 30’s and 100 rounds too » sur « Bad and Boujee »). La destination, enfin, car après avoir jailli aussi furieusement dans l’arène (t)rap, le trio compte bien ne pas en rester là.

Il était donc logique que la mise en scène, entre « Winter Sleep », « The Revenant » et « Les 8 Salopards », conserve à la neige toute sa valeur symbolique chère aux rappeurs d’Atlanta, laquelle est subtilement appuyée par le slang sur la dope et les bruits de rafales. On pourrait d’ailleurs y voir un clin d’oeil à la mixtape Alaska In Atlanta d’ OJ Da Juiceman. Car malgré la tranquillité apparente du lieu, l’univers violent et impitoyable de Migos reste bien présent, et la livraison pourrait mal tourner…

La montée des périls est en marche, portée par les flows toujours impeccables de nos 3 cyborgs infailliblement programmés pour rapper ensemble. A l’image des neiges éternelles, la funeste danse des sachets de poudre et des liasses de billets qui s’échangent dans la paume du ghetto semble ainsi ne jamais devoir prendre fin.

Au regard de la méthode de travail de Migos, laquelle consiste à multiplier les morceaux dans l’optique de placer ici et là quelques hits, souvent au détriment de la qualité, on ne peut qu’espérer que  C U L T U R E soit à la hauteur de la promesse formée par ces trois extraits et soit animé, dans son ensemble, du même panache. Si le projet parvient à tenir la distance, le trio est assuré de faire encore longtemps la neige et le beau temps dans le ciel floconneux d’ATL.

 

Date de sortie : 27 Janvier 2017 // Label : Quality Control Music

Tracklist – C U L T U R E :

1. Culture (Feat. DJ Khaled)
2. T-Shirt
3. Call Casting
4. Bad and Boujee (Feat. Lil Uzi Vert)
5. Get Right Witcha                                                                                                  6. Slippery (Feat. Gucci Mane)
7. Big on Big
8. What the Price
9. Brown Paper Bag
10. Deadz (Feat. 2 Chainz)
11. All Ass
12. Kelly Price (Feat. Travis Scott)
13. Out Yo Way

 

Gucci Mane – Everybody looking

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Gucci Mane, la pieuvre des Atlantes

Atlanta, 26 Mai 2016. Après 3 ans passés derrière les barreaux pour détention d’armes à feu et de stupéfiants, Radric Davis, alias Gucci Mane, sort de prison. Arrêté à plus de 10 occasions depuis 2005 et déjà incarcéré à plusieurs reprises depuis 2010 pour possession de cocaïne ou pour l’attaque à main armée d’un club de sa ville, celui qu’on désigne volontiers comme le Boosie local en raison du rythme effréné de ses projets comme de ses allers-retours au trou a cette fois la ferme intention de s’en tenir à la musique et de ne pas retomber dans ses travers. « I’m not tryna’ go back », selon les propres mots de l’intéressé. Et depuis sa sortie, on ne peut que se réjouir de constater que Mr. Zone 6 a pris son engagement très au sérieux. Si sa condamnation ne l’avait pas empêché de sortir quelques mixtapes de bonne facture ici et là durant son séjour à l’ombre, comme le triptyque Breakfast / Lunch / Dinner, sa production exponentielle depuis son retour aux affaires déploie ses tentacules dans tous les studios de la région et bien au-delà. Des collaborations variées et souvent réussies que Guwop enfile comme des perles avec ses fils spirituels (Young Thug, Migos, Future…) et autres Common, Pusha T, Rick Ross, 2 Chainz pour ne citer qu’eux. Profitant de la tranquillité et de la sobriété imposée des profondeurs, la pieuvre des Atlantes n’a pas cessé d’écrire tout au long de sa détention, la faim et la gagne au ventre, comme en témoignent les lyrics griffonnées partout sur les murs de sa cellule. L’ensemble des textes d’ Everybody looking, sorti sur Atlantic Records le 22 Juillet dernier, a ainsi été écrit derrière les barreaux. Il paraît même que Guwop n’aurait passé qu’un très court moment à la pool party organisée pour célébrer sa libération, préférant filer directement en studio pour enregistrer l’album. Ce qui fut fait en seulement 6 jours.

Pawlice !

A l’arrivée, ce projet très attendu qui devait marquer le grand retour du Trap God à la liberté est largement à la hauteur des attentes qu’on pouvait en avoir. Résultat d’une introspection longue de 3 années menée en milieu carcéral : Guwop déteste toujours autant les flics (si ce n’est plus) et enfonce le clou de son hostilité en travers de leur gorge dès la première track, « No Sleep » : « I can’t even sleep I got so much to say / Fuck the feds, fuck the police, fuck the DEA / I can’t even sleep I got so much to say / Ex-drug dealer, used to sell a brick a day ». Cet esprit frondeur qui tient lieu de leitmotiv à l’ensemble de l’album se retrouve notamment sur « 1st Day Out Tha Feds », premier titre enregistré chez lui après sa libération sur lequel il diapre le corps policier d’un énième œil au burr noir. Celui-ci apparaît comme la suite logique de « 1st Day Out » qui avait marqué sa première sortie de prison sur l’album Writing On Da Wall en 2008.

 

 

Au demeurant, l’incarcération aura cette fois été l’occasion d’un bilan et d’une désintoxication forcée dont témoigne son impressionnante perte de poids  : c’est la tête sur les épaules, mûri, que Gucci sort de taule, et si sa musique baigne toujours dans une atmosphère de trap house, le projet prend également sur certains morceaux des airs de journal intime. Gucci alterne ainsi avec brio entre pur ego trip et lyrics plus profondes et personnelles, se confiant par exemple sur ses regrets ou sur l’épreuve de la désintoxication, expliquant que la prison lui a permis de se libérer de ses démons comme de son addiction à la drogue mais également de se refaire une santé.

 

Insane in the Mane Brain

Mais ne nous y trompons pas. Si Gucci est à présent sevré, les flux traversant Spaghetti Junction – le serpent de dope qui alimente la région – n’ont pas oublié de ravager sur leur passage l’esprit de son rappeur icône. Sur la plupart des morceaux de ce 5ème album en major, celui-ci reste bien le dealer glacial des rues d’Atlanta qui refourgue de la poudreuse à tour de bras, le hustler ultime et stupéfiant qui a su au fil des années étendre son territoire pour finalement conquérir jusqu’à nos oreilles au moyen d’une trap vertueusement coupée. Ainsi, Guwop met les voiles depuis sa geôle de la périphérie pour rejoindre la ville au volant d’un poids lourd toujours chargé à bloc, en compagnie de ses producteurs historiques Zaytoven et Mike WiLL Made It qui se révèlent une fois encore être de parfaits copilotes. Cinq ans après Return of Mr Zone 6, on retrouve des productions denses qui installent une atmosphère toute à la fois brute et teintée de mélancolie, sur lesquelles Gucci rappe avec gourmandise, évitant de réitérer l’erreur commise sur The State vs. Radric Davis (2009) ou The Appeal: Georgia’s Most Wanted (2010) de mêler son rap très cru à du R’n’B de midinette.

 

Veni, Vidi, Gucci

Le projet compte 3 featurings avec 3 des rappeurs les plus influents du moment : Young Thug entonne sur « Guwop Home » les louanges du père spirituel qui a contribué à son ascension (comme à celles de Waka Flocka Flame ou Young Scooter dont il a également lancé les carrières), Kanye West l’accompagne sur la délicieusement oppressante « Pussy Print » et Drake apparaît au refrain de l’entraînant « Back On Road ». Le choix d’avoir minimisé les featurings mérite d’être salué à la fois parce qu’il marque la rupture avec le format mixtape, parce que ces 3 morceaux sont bons et parce que, stratégiquement et symboliquement, il permet au chef de file de 1017 Records de rappeler son rang de légende aussi bien à ses fans qu’à ses pairs. Car il est au moins autant respecté pour ses qualités de rappeur qu’en tant que découvreur de talents, comme il le rappelle subtilement sur « All My Children » : « I can take a dope boy and make him go platinum ».

 

 

Au total, Everybody looking nous semble pouvoir être qualifié de versant trap d’All Eyez On Me de Tupac, rien de moins, tant il constitue au même titre un classique instantané du genre auquel il appartient. Pour ce qui nous concerne, on souhaite à la pieuvre fraîchement sortie de l’aquarium et revenue à son élément naturel de poursuivre avec la même intelligibilité la reconquête de son statut de léviathan du rap game. Et de s’ébattre encore longtemps dans des lagunes de lean. Par la musique, bien évidemment.

 

 

Et puisque c’est bientôt les fêtes, on vous offre en bonus une petite comptine de Noël burrprintée à souhait :

Ecouter l’album

Date de sortie : 22 Juillet 2016 // Label : Atlantic Records

Tracklist :

1. No Sleep (Intro)
2. Out Do Ya
3. Back On Road
4. Waybach
5. Pussy Print (feat. Kanye West)
6. Pop Music
7. Guwop Home (feat. Young Thug)
8. Gucci Please
9. Robbed
10. Richest Nigga In The Room
11. 1st Day Out Tha Feds
12. At Least a M
13. All My Children
14. Pick Up The Pieces (Outro)

Interview – Haïm – Black Cïrcus

 

Haïm est né à Paris. Il a longtemps habité à Orly avant de s’installer à Créteil où il vit depuis quelques années. Il a commencé à écrire ses premiers textes de rap autour de l’âge de 17 ans et a toujours eu envie de s’engager dans une carrière musicale à part entière. Néanmoins, ce n’est que bien plus tard qu’il a pris la décision de franchir le pas. Nous avons rencontré celui qui se définit lui-même comme « le premier juif du rap français » pour évoquer avec lui la sortie l’année dernière de son premier album, Black Cïrcus, ses influences aussi bien dans le rap game qu’en dehors, ses projets pour l’avenir mais également le sujet trop souvent tabou de l’antisémitisme qui sévit de manière insidieuse dans le milieu.

Entretien sans langue de bois avec celui qui, à 37 ans et fort d’un solide premier opus, a la ferme intention de surmonter toutes les embûches pour conquérir le trône du rap hexagonal.

 

 

Grapes Of Rap vous donne le choix entre le podcast audio à écouter ici…

… ou la version à lire ci-dessous.

 

Grapes Of Rap : Bonjour Haïm et merci d’avoir accepté l’invitation. Tout d’abord, quels sont les premiers rappeurs que tu as écoutés dans ta jeunesse et qui t’ont donné envie de rapper ?

Haïm Otakey : J’ai commencé à écouter du rap à 15 ou 16 ans. Les premiers, c’a été Secteur A et Booba.

G : Comment es-tu venu au rap toi-même par la suite ? C’est une envie que tu as eue dès que tu as commencé à écouter du rap ?

H : En fait, j’ai toujours écrit. J’écris depuis l’âge de 17 ans et à force d’écrire, j’ai fini par avoir envie de me lancer.

G : Quels sont les artistes que tu écoutes le plus actuellement en rap FR ? Et en rap US ?

H : J’écoute très peu de rap US. Ce qui m’intéresse, ce sont les lyrics donc j’écoute toujours beaucoup Booba, qui de ce point de vue reste pour moi indétrônable. Il y a aussi Lino d’Arsenik et Seth Gueko. Je reste essentiellement sur ces trois-là mais sinon je n’écoute pas beaucoup de rap FR non plus. J’en écoute même de moins en moins. Un petit peu de temps en temps pour me faire une idée mais il faut que ca reste du loisir, et non pas que ca devienne du fanatisme.

G : Ecoutes-tu également du rap israélien ?

H : Pas du tout.

G : J’imagine donc que ce sont ceux que tu as cité (Lino, Seth Gueko, Booba) qui influencent le plus ta musique et ce que tu fais actuellement ?

H : Entre autres oui mais j’ai également de nombreuses influences en dehors du rap. Par exemple Aznavour, Renaud, Brassens ou Jacques Brel. Je puise également dans la variété française. Pour moi, ce sont des MCs aussi. Au niveau des mots, ca reste de la haute voltige donc je m’inscris plus dans cette tendance-là.

 

 

G : J’ai remarqué que le seul son qui figure sur ta chaîne youtube et qui n’est pas de toi, c’est le morceau « 3G » de Booba. Est-ce qu’il y a une raison particulière à cela ?

H : Ce n’est pas que je ne partage pas mais Booba est aujourd’hui mondialement connu et ce n’est pas une page de fan. Ca reste une page personnelle, très « ego » et centrée sur moi. Le morceau « 3G », c’est parce qu’il est sorti au moment où j’ai commencé à me mettre sur Facebook. Donc je l’ai partagé.

G : Tu te définis comme « le premier juif du rap français » et l’antisémitisme est un thème très présent dans ta musique, notamment sur le titre « Maguène » où tu dénonces le fait qu’il y a « trop d’antisémites dans ce rap game ». Penses-tu qu’il y a un réel problème d’antisémitisme dans le rap game en France actuellement ?

H : Déjà, en France, en dehors du rap il est clair qu’il y en a un. Et dans le rap, c’est très tabou. Pour avoir fait le tour de pas mal de mecs qui postent beaucoup de choses sur internet, notamment des rappeurs connus, on sent que dans leurs publications comme dans leurs paroles, il y a des allusions à ça. Dans l’état actuel des choses, quand on aborde les radios où que ce soit, ça reste fermé. Même très, très fermé. Dans mes paroles, j’attaque aussi ce système-là. Le rap est anti-juif, et même s’il n’y a pas que ça, il y a tout de même 80% de ça. C’est-à-dire que quand on se présente à la radio où quoi que ce soit, ils ne vous laissent pas passer. Et le jour où j’accède à la « célébrité », on verra bien si comme le prétendent certains, cette industrie est contrôlée par les juifs.

G : Tu as donc déjà eu des expériences où tu as essayé de passer sur les ondes et où l’on t’en a empêché, parce que tu es juif ?

H : Oui et ca ne passe pas. Sans faire de la paranoïa mais je crois bien que c’est pour cette raison. C’est en tout cas le sentiment que j’ai eu.

 

 

G : Venons-en à ta musique proprement dite. Pourquoi avoir choisi d’appeler ton premier album Black Cïrcus ?

H : C’est une métaphore. Il y a un petit peu de tout dans un cirque : plusieurs pistes, plusieurs numéros, on peut être à la fois jongleur, clown triste, clown qui fait rire, il y a des animaux, donc c’est un peu la vie. Et puis « black », eh bien parce que ca ne dure jamais longtemps.

G : Est-ce que tu réalises toi-même tes prods ou est-ce que tu travailles avec des beatmakers ?

H : Je travaille avec un beatmaker qui est en Guyane. C’est lui qui a produit tout l’album sauf le premier morceau.

G : Que penses-tu des « type beats » qu’on trouve aujourd’hui un peu partout sur internet et qui permettent aux rappeurs de se confronter avec beaucoup plus de facilité qu’auparavant à différents types d’instrus ?

H : Internet, c’est comme tout. Ca a permis de faire avancer beaucoup de choses comme ca a aussi fait régresser beaucoup de choses. Concernant les type beats, je pense que c’est plutôt une bonne chose. Si ca donne de l’inspiration aux jeunes, si ca leur donne l’envie d’écrire et de se plonger dans quelque chose de positif, c’est toujours bien.

G : Sur la plupart de tes morceaux, on peut entendre des beats qui sonnent plutôt hip-hop old school du début des années 2000. Sur « Je rêve » ou « Toujours Al » par exemple, le piano fait penser à « Dans ma rue » de Doc Gynéco ou « Belsunce Breakdown » de Bouga. Est-ce que tu fais partie de ceux qui pensent que « le rap c’était mieux avant » ?

H : Pas vraiment, non. Il y a eu du bon et du moins bon avant comme il y a du bon et du moins bon aujourd’hui. Ce qui a changé avec internet, c’est surtout qu’il y a beaucoup plus de copies. Dès qu’un artiste fait un morceau qui marche, on peut s’amuser à retrouver les mêmes éléments chez tel ou tel autre artiste qui s’en inspire très directement. Bien plus qu’auparavant, on constate par exemple la multiplication des clones de Booba, d’un tel ou d’un tel. Il y a beaucoup de clones.

G : Il se passe beaucoup de choses dans le rap actuellement mais si on devait dégager les deux grandes tendances qui ont marqué ces dernières années, on pourrait dire qu’il y a d’une part le cloud rap, avec des instrus plutôt planantes et aériennes, et d’autre part la trap, avec le plus souvent du fast flow sur des instrus beaucoup plus lourdes. Que penses-tu de l’hégémonie récente de ces deux grandes tendances ?

H : J’écoute assez peu tout ca, je ne suis pas un bon client. J’ai tendance à rester sur mes bases et je suis plutôt fidèle aux classiques. C’est peut-être aussi du à l’âge que j’ai. Mais quand j’aime bien un artiste, je vais acheter l’album, j’écoute régulièrement et je vais au concert. Bref, je le suis à fond.

Concernant la trap, peu importe que le flow soit saccadé ou qu’un morceau ait du « style » pour telle et telle raison, il faut qu’il y ait du texte derrière sinon je trouve ca un peu mou et ca ne m’intéresse pas tellement. Il y en a qui vont aimer la musique, d’autres qui vont aimer le thème. Pour ce qui me concerne, je n’écoute pas spécialement ce genre d’artistes et de manière plus générale, je ne suis aucune mode. Il faut simplement que ca me plaise.

G : Pour finir, quels sont tes projets pour les mois à venir ? Est-ce que tu travailles sur un deuxième album ?

H : De toute façon, j’écris tout le temps. Mon projet pour le moment, c’est surtout d’emmener « Black Cïrcus » au plus haut point.

G : Merci Haïm d’être venu nous parler de ton premier album. J’espère avoir été à la hauteur du « bête d’interview » que tu appelais de tes vœux sur ton intro « H Black ». On te souhaite le meilleur pour la suite de tes aventures.

 

 

Pour suivre Haïm et acheter son album Black Cïrcus, c’est par ici ou par .

Tracklist :

  1. Intro H Black
  2. Marginal
  3. La Maguène
  4. Jude Lion
  5. One Shot
  6. J’irai loin
  7. Black Cïrcus
  8. Mafia Mifa
  9. Dieu Seul Sait
  10. L’Heure H…
  11. Otakey
  12. Baka
  13. Allée des Sycomores
  14. Phénix
  15. Si loin
  16. Victoire
  17. 7ème Saison